Le numérique dans les enseignements

Des ordres, des normes et de l'imprévisible

Corinne Raynal-Astier

 

Les plateformes font désormais partie du quotidien des étudiants, des enseignants et du personnel administratif des universités. Supports des cours à distance ou des cours en présentiel, elles sont omniprésentes et leurs usages se multiplient. Régulièrement étudiées dans une perspective interactionniste, cognitiviste ou encore socioconstructiviste avec des problématiques interrogeant le processus de l’apprentissage et les maniéres de l’améliorer, les plateformes sont rarement considérées comme des espaces imposant aussi une certaine vision de l’enseignement supérieur. Pour autant, elles proposent une architecture dessinée de manière à favoriser certains aspects considérés comme importants dans la transmission du savoir. En outre, elles offrent à lire, des projets institutionnels, scientifiques et didactiques qui s’inscrivent dans une épistémologie bien définie. Si les plateformes sont l’expression de courants scientifiques, la métaphore des textes politiques, comment les acteurs de ce que l’on nomme aujourd’hui le numérique habitent-ils ce lieu ? Quel quotidien enseignants, apprenants, tuteurs, acteurs du distanciel inventent-ils pour reprendre le titre d’une recherche de Michel de Certeau ? Comment le numérique se banalise-t-il, se normalise-t-il ? Comment et pourquoi une technologie initialement prévue pour un autre usage que celui de l’enseignement s’implante-t-elle dans des pratiques de classes, dans des textes institutionnels jusqu’à devenir centrale ? Pour tenter de répondre à ces questions et entamer une rélexion sur les pratiques du numérique à l’université, une étude qualitative a été menée dans des formations en ligne de Master en Sciences du Langage.

Sommaire (PDF)
Couverture et 4e de couverture (PDF)
Presses Universitaires Indianocéaniques, 2021, 238 pages, format : 18x24 cm
ISBN : 978-2-490596-69-0
Prix public : 11 euros
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